Il la regardait, avec ses grand yeux verts. Vous savez ce genre de regard qui vous retourne l'estomac, le genre de regard qu'on arrive même pas à tenir, et pourtant qu'on essaie de renvoyer. Il était là devant elle, avec ces yeux là et un sourire en coin. Elle,depuis qu'ils s'étaient installés sur la terrasse du café, elle avait à peine oser le regarder, elle restait concentrée sur l'effervescence de son sucre dans le café, sur le bruit de la cuillère contre les morceaux, sur la couleur de son café, sur les finitions de la serviette. Il lui parlait mais elle n'écoutait pas , non pas que les serviettes étaient plus intéressantes , juste peur , peur de l'entendre dire ces putains de mots. Alors elle faisait semblant , elle essayait juste de suivre les nuances de sa voix pour savoir quand il fallait rire, quand il fallait faire une tête interrogé , quand est ce qu'elle devait compatir ou essayer de montrer qu'elle l'écoute un minimum avec une phrase bateau.. Il la regarda alors, elle avait les larmes aux yeux , il la voyait tout essayer pour retenir ces larmes. Elle sentait tout monter, c'était trop ,elle tentait tout pour ne pas y penser, penser à autre chose, ses yeux la brulaient de plus en plus, et elle sentait son regard sur elle. Elle n'allait bientôt plus tenir. Elle se leva doucement, lui esquissa un Excuse moi mon c½ur , je reviens. Et courra aux toilettes. Une fois la porte passée, elle s'effondra et glissa doucement sur le sol. Après avoir dominé ses émotions, elle n'avait même plus envie de se lever, ils n'avaient qu'a pas faire des toilettes aussi confortables putain . ça va ? elle l'entendit chuchoter derrière la porte. ca va, ces putains de mots, et ce même mécanisme , comme si elle avait été programmé . ça va ? Très bieeen et toi ? Tout est travaillé , le sourire mielleux , le ton de la voix , le petit "ma belle" , ou "mon amour" , rajouté ou pas suivant les personnes.
Non ça va pas , ça va pas parce que je te mens , parce qu'on se ment . Ça va pas parce que j'arrive pas à ressentir ça , ce que tu ne ressent pas pour moi, ça va pas parce que j'ai ce sentiment affreux que tout part en couille, de plus rien contrôler, de voir tout tomber et de rien pouvoir faire, mais demain ça ira, ouais je te promet que ça ira , demain , je te dirais que je t'aime , demain on sera tous les deux enlacés, demain on croira vivre un truc pas possible, demain ça sera le mensonge des semaines à venir . Et puis dans une ou deux semaine , tu me tromperas avec elle ,et moi je te pardonnerais pas, dans le fond j'en vomirais , mais ça sera l'excuse, ta bonne excuse pour qu'on redevienne amis. Puis , tu m'harcèleras , tu me répèteras que tu m'aimes, je t'écouterais pas . Au final , je te pardonnerais et on sera amis, je te raccompagnerais deriere ce putin d'escalier, et là tu vas m'embrasser sur le coup, je te repousserais et courrais chez moi. Même si au fond ma seule envie etait d'etre avec toi. C'est à cause de cette fin là que non aujourd'hui ca ne va pas . C'est de penser ca , d'avoir cette conviction là que ca se finira surement comme ca ou avec une connerie dans le genre . C'est penser que je pourrais plus jamais me passer de toi à partir de maintenant , c'est de plus voir de fin à ce "nous deux" là , qui aurait été normal , et je la retrouve pas cette norme , j'ai beau la chercher , rien et toi tu la vois , ca à l'air d'être rien mais au final c'est tout . Voilà , voilà pourquoi ca ne va pas aujourd'hui , en autres.
Elle aurait pu lui dire ça. Elle aurait pu. La tournure qu'elle avait prévu , cette tournure là , un jour plus tôt elle l'aurait souhaité .C'est fou comme les choses qu'on souhaite le plus n'arrivent jamais au bon moment . Elle se le répéta en le voyant avec une autre. Je te hai.

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# Posté le jeudi 02 avril 2009 12:21

Modifié le mardi 06 octobre 2009 11:45

Lara Kamel, Nay Tannous, Farrah Zgheib.

Lara Kamel, Nay Tannous, Farrah Zgheib.
NALAFA,


C'est a nos jours passés et a venir qu'ils pleurent, ces arbres chialeurs. Et encore quelques larmes pour vos sourrires et vos pleures. A ces rires qui s'éteindront au lever du jour, a ceux qui étouffent et convulsent. A nos ventres tordus, nos yeux innocents et nos peines noyées ces soirs d'été. C'est maintenan que j'en créve, de ces soirs, d'avoir tant ri. Et je le savais, deja bien avant. A vos main qui se referme sur la mienne,
A vous, mes nuits Libanaises, mes nausées et frissons, au bord de l'eau au bord du vide, je n'oublierai pas tout, pas vous. Je vous aime.
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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 17:33

TF

TF
Dangerously in love..
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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 17:39

Modifié le lundi 07 septembre 2009 12:36